December Fever Chapter 1

Je suis un étudiant normal, enfin presque… je m’appelle Yahya mais les gens m’appellent Adnane, chose que je hais absolument, et finalement, qui apprécie le fait qu’on l’appelle par son nom de famille ? J’ai 19 ans, brun, maigre, 1m74 au yeux sinistre et désespéré.
Mentalement parlons, c’est la guerre dans ma cervelle, j’essaye de me comprendre mais en vain, je suis sarcastique, pessimiste par nature, mais d’une froideur glaciale à en perdre le goût d’être à ma compagnie, croyant ? ça dépend des jours.
Hobbies ? J’exerce un sport assez fréquent dans mon entourage mais j’essaye toujours d’y ajouter une petite frappe de science. s’asseoir dans un coin stratégique au café « Mekhzen » et analyser le body language humain. Toutefois, l’être humain a bien appris durant son évolution à mentir par sa bouche, mais jamais par son corps.
Mon quotidien se caractérise par des allez-retour à l’École, des cafés, des réunions « qui ne servent à rien » mais surtout, des remords.
-Mais soudainement, mon royaume fortifié se trouve submergé par une personne étrange.-
Il est 8h du matin, Je suis en classe n°701, dans ma place habituelle au fond de la salle, là où la sagesse règne, je peux tout observer, des mecs entrain de se marrer entre eux, des filles qui partagent des ragots à propos de la robe de leur camarade, des petits rebelles au coin qui s’échangent des bouquins inutiles, tout est habituel, les enfants alimentent mon ennui. Et dans un moment de vide, elle traverse la porte principale.vêtu d’un pull noir intitulé au centre « Heavy Metal ».
– Encyclopedie du savoir absolu et relatif : Rhita
Déesse de la rébellion, du nihilisme, classée troisième au classement des trois meilleures inventions humaines, après la cigarette et l’électricité.

*A Suivre*

KR*PUL

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F*CK

Ecrire ne signifie pas déployer des termes difficiles à comprendre pour fasciner une poignée de baltringues dépourvue d’âme et de raison. L’écriture est un partage d’idées, de visions et de philosophies, Ecrivez en Arabe, en Français, en Darija, en « Ghaws »… Prouvez votre existence.
Une clope, un ordinateur, une pièce sinistre. Tel est mon royaume, Tel est mon univers. Il y a un adage qui dit qu’on fait mal à ceux qu’on aime, mais il a bien oublié qu’on aime ceux qui nous font du mal, c’est une évidence pour moi, Mais moi, je peux pas faire du mal aux gens, moi je suis galant, sage, mature et très gentil, Ah oui… Les filles n’aiment pas qu’on soit gentil. Les filles veulent le chaud et le froid, le mec sauvage au Matin mais doux le soir, celui qui bafouille l’après-midi et qui masse le dos sous la lune, Ô Ma Romance, Pourquoi tu es si pathétique ?
Je pense qu’il est préférable de commencer par une présentation, l’écrivain de cette merde s’appelle Yahya, il a une dose de folie, il est ambigu, il aime les pingouins, les jeux vidéo, la littérature française et tout ce qui n’est pas ennuyeux.
– Pourquoi Yahya ?
Je sais que tu t’en fous carrément de mon prénom mais bon, mettons ce prénom en exergue, C’est le nom d’un prophète musulman, En emmenant « Mama » à l’hôpital, « Baba » écoutait du coran à la radio, quelle sourate ? Et bah c’était sourate Mariam. Arrivée à l’hosto, le dernier verset avant d’éteindre la radio a été « Ô Yahya, tiens fermement au Livre, Nous lui donnâmes la sagesse alors qu’il était enfant, ainsi que la tendresse de Notre part et la pureté. Il était pieux, et dévoué envers ses père et mère; et ne fut ni violent ni désobéissant. Que la paix soit sur lui le jour où il naquit, le jour où il mourra, et le jour où il sera ressuscité vivant! »
*Moment de silence*
Je suis ému, Merci Dieu pour ces petits mots, c’est très touchant, Certes, je ne suis pas violent du tout, mais très désobéissant, je suis la raison pour laquelle « Mama » a une chute de tension chaque semaine. En fait, selon le récit, Prophète Yahya est mort adolescent, mort décapité ! Oui DECAPITE ! Quel Oracle. S’il vous plaît, vous pouvez m’appeler Krapul.

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